S’en prendre une…

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les footballeurs étasuniens s’en sont pris une ! 4-1 ! Quelle déculottée, quelle raclée, quelle trempe ! ! La marque des crampons à l’arrière du short ! Balogun aurait mieux fait de prendre… ses jambes à son cou !

La polémique enfle. On caricature l’histrionique président américain, l’épi flamboyant,  menant et promenant comme un petit enfant le surpuissant patron de la FIFA, celui-là même qui venait  de lui décerner son propre prix de la paix. Hallucinant ! Peu propice, en tous cas, à la sérénité des supporters et autres porteurs de casquettes badgées.

Quelle indécence ! Remettre en cause un carton rouge et le jugement d’un arbitre qui avait fort bien sanctionné un tacle plutôt graveleux, une authentique agression, la vicelarde révélation d’un joueur sans scrupules.

Bref. 4 à 1. Il y a une justice. Ils l’ont dans l’os !

Mais le plus étonnant devrait être l’ingérence d’un politicien majeur dans un contexte, somme toute, insignifiant. Et l’imprudence avec laquelle cet imprévisible Républicain risque sa crédibilité à froisser les milliards de téléspectateurs en projetant son équipe vers ce score accablant. Une justice ? Vous blaguez !

Ineptie ? Impéritie ? La vérité est qu’il s’en moque éperdument. Son propos est ailleurs. Il abuse avec un brio tout à lui. Il incarne même l’abus avec un aplomb de statue. Il ose tout (sans connaître Audiard) et partout. Il balance, oscille, vire et revire. Comme au Sénat, comme au détroit. Il tourbillonne, il étourdit, il désempare, il déconcerte. Il est à la fois le flux et le réseau.

Il nous en flanque une, mille à la volée. Trois jours plus tard, Embolo se fait sortir et on ne parle plus des écarts de DT.

Dites, vous reprendrez bien une bonne… Trump ?

Jean-Daniel Rousseil